Un coup de coeur pour Margaux Othats !

Est-il seulement possible d’envisager la disparition brutale de celui qu’on aime et qu’on accompagne ?

Cette disparition, est-il possible d’en prendre la mesure, de l’enregistrer, de la dépasser ?

Chahut, cigarettes, apprentissage : un groupe de très jeunes cyclistes en fin d’enfance pédale vers sa nuit d’été. Mais avant même la page du titre, il perd l’un de ses membres. De cinq, la bande est passée à quatre. De l’insouciance, les personnages et le lecteur sont passés au drame.

En dépit du pire, la vie de ces petits, entre les pages de l’album, parviendra-t-elle à se déployer ?

Avec quelle langue vivante la mort d’un enfant peut-elle donc s’écrire ?

Margaux Othats préfère y renoncer pour laisser à sa narration exclusivement graphique sa pleine capacité à nous dire et à nous taire l’inadmissible.

A partir de 11 ans, à réserver et à emprunter: Une nuit d’été de Margaux Othats, Edition Magnani,  2019.

 

Précédemment, dans les coups de coeur :

Antonino ne s’arrête jamais, de Juan Arjona et Lluïsot
Pablo et Floyd sur le bord de l’invisible, de Michel Galvin
Les riches heures de Jacominus Gainsborough, de Rébecca Dautremer
Le grand chien et moi, de Roxanne Lumeret

Voir aussi

Service feutré à Downton Abbey

Retour sur série entre déboires aristocratique et back office des domestiques.