Découvrir | Le cinéma d’animation japonais

Si je vous dis “Hayao Miyazaki”, vous me répondez… “Voyage” !

Voyage… spirituel avec Chihiro, folklorique avec Mononoke, écologique chez Nausicaä, en avion avec Porco Rosso, voire en château ambulant ou dans le ciel. Accrochez vos ceintures, direction le pays du soleil levant !

Voyage haut en couleurs, avec cette sélection spéciale cinéma d’animation japonais.

Et si l’œuvre du pape de l’animation nipponne n’a plus de secrets pour vous, gardez l’œil ouvert et attentif car les escales sont nombreuses…

Départ imminent avec le premier long métrage du genre, Momotaro, le divin soldat de la mer, film de propagande de 1944 qui donne le ton en utilisant une grande figure du folklore japonais, le garçon de pêche.

Des adaptations de mangas, mais pas que…

Notre regard occidental un peu rapide sur la gâchette fait souvent l’amalgame entre films d’animation japonais – également appelés animés/animes – et mangas, ces fameuses BD nipponnes qui font fureur dans le monde entier depuis plusieurs années.

Car oui, lorsqu’un manga marche, on adore l’adapter ! et il y en a pour tous les goûts :

Du thriller psychologico-fantastique sous tension (de vie et de mort) avec Death Note.

Du folklore astrologique asiatique teinté d’amours adolescentes dans Fruit Basket.

Du steampunk sauce (pierre) philosophale chez Fullmetal Alchemist.

Et bien sûr du grand classique avec Akira, ou du gros succès pour l’incroyable saga L’Attaque des titans.

Au-delà du manga, l’animation japonaise sait aussi adapter au sens très large tout un foisonnement d’œuvres littéraires.

Clin d’œil à de grands classiques faisant la part belle au folklore et légendes du pays, riches en créatures étranges et hybrides. Ici l’exemple de l’intrigant Fusé, où des hommes-chiens font régner la peur sur Edo (ancienne Tokyo) ou le musical et surprenant Inu-Oh, fourmillant de références au théâtre nô et au Dit des Heike, chronique poétique issue de la littérature japonaise médiévale.

 

Les grands classiques, et les pépites à découvrir…

A côté dHayao Miyazaki, un autre grand nom de l’animation japonaise, co-fondateur des mythiques studios Ghibli : Isao Takahata, qui n’a rien à envier à son compère niveau talent et émotions comme en témoigne la crise de larmes assurée à chaque visionnage du cultissime Tombeau des lucioles.

Les autres réalisateurs ne sont pas en reste face à ces deux monstres sacrés ! Coup de projecteur sur trois profils prolifiques au style marqué et reconnaissable :

Satoshi Kon nous propose un univers entre fiction et réalité, peuplé de personnages riches et savamment développés : trois SDF ultra attachants à la rescousse d’un bébé abandonné dans Tokyo Godfathers, ou bien plongée dans les rêves et l’inconscient  (bien avant Inception de C. Nolan) à la poursuite d’un hacker de songes avec Paprika.

Chez Mamoru Hosoda, l’animation particulièrement rythmée et dynamique fait place à des histoires où tradition et moderne se mêlent. Deux titres phares : Summer Wars, vacances d’été à la campagne et réseaux sociaux en péril face à l’intelligence artificielle. Belle (revisite de La Belle et la Bête), où la jeune Suzu mène une double vie entre complexes du lycée et star-system dans un monde virtuel.

Makoto Shinkai prône quant à lui une animation douce, lente et poétique, souvent autour de personnages adolescents portés par leurs secrets profonds, amours tendres, projets fous… Laissez-vous transporter par 5 cm [centimeters] per second ou le superbe Your Name.

 

Invitation au voyage avec notre nouvelle sélection “Cinéma d’animation japonais” au 4ème étage de la Maison du livre, de l’image et du son.

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