“Maria Chapdelaine” ou le Québec éternel

« Ite missa est. » La porte de l’église de Péribonka s’ouvrit et les hommes commencèrent à sortir.

En 1911, Louis Hémon arrive au Québec. Né à Brest, il a 31 ans, écrit déjà régulièrement des articles et nouvelles. Rejetant la carrière de haut fonctionnaire à laquelle il semblait promis, il rêve d’écriture et d’aventure.

Faisant halte dans le petit village de Péribonka au bord du lac Saint-Jean, il s’engage comme journalier dans la ferme de Samuel Bédard. Durant son séjour, il engrange la matière pour un roman qu’il termine peu de temps avant de mourir en 1913, happé par un train en Ontario.

D’abord publié sous forme de feuilleton, Maria Chapdelaine, ce roman, va devenir au fil des années un phénomène d’édition. Pour d’innombrables lectrices et lecteurs, il symbolise le Canada et ses grands espaces.

Adorée ou controversée, l’histoire de Maria ne laisse personne indifférent.

Vous pouvez découvrir ou relire ce poignant récit et aussi prolonger sa lecture.

Dans le droit fil du roman, l’Office national du film du Canada propose en ligne le film de Bernard Devlin, Les Brûlés. Tourné en 1959, cette fiction retrace la rude vie des colons de l’Abitibi dans les années 30. Cerise sur le gâteau, Félix Leclerc figure au générique et interprète Moi, mes souliers.

Toujours sur le site de l’ONF, Sur les traces de Maria Chapdelaine, documentaire de Jean-Claude Labrecque, revient sur le tournage à Péribonka de la première adaptation cinématographique du roman par Jean Duvivier en 1934. Madeleine Renaud est Maria,  Jean Gabin, François Paradis.

Fréderic Back offre de son côté un saisissant raccourci de l’histoire du Québec avec Crac, Oscar 1982 du meilleur court métrage d’animation.

 Quant au peintre québécois Clarence Gagnon, il illustre avec talent une édition du roman  en 1933.

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