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Cinéma invisible, Stéphan Oliva

Samedi 9 juin à 18h – Maison du livre, de l’image et du son – concert

Dans le cadre des rendez-vous Image&son, passages, Stéphan Oliva propose son tout dernier projet, Cinéma invisible.

Le public suggère, tel un réalisateur qui dirige, les techniques cinématographiques (arrêt sur image, gros plan, travelling, contre-plongée, champ-contrechamp…) puis Stéphan Oliva improvise sur ces thèmes, exactement comme procédé en studio. Ses improvisations peuvent parfois devenir des préludes à des BO revisitées de son riche répertoire cinéphile. Chaque concert est unique et les spectateurs assistent en direct à la création d’une bande originale d’un soir. Un concert inédit, captivant et participatif par l’un de nos grands pianistes français.

Stéphan Oliva

 « De la voie de Bill Evans (dont un concert entendu en public l’amena au jazz) aux voix de Susanne Abbuehl, de Linda Sharrock ou d’Hannah Schygulla (qu’il accompagne), de l’ascèse (Lennie Tristano, revisité avec son compère François Raulin) au trapèze (son duo avec la « danseuse aérienne » Mélissa Von Vépy), de Paul Motian (qu’il révère et invita) aux musiques de films (qu’il compose), Stéphan Oliva est décidément un pianiste et un musicien atypique et pluriel.

Apparu sur la scène du jazz au début des années 90, après de solides études classiques, Stéphan Oliva s’intègre d’emblée à un groupe informel d’instrumentistes de sa génération (Claude Tchamitchian, Jean-Pierre Jullian, Bruno Chevillon, François Merville…) qu’animent les mêmes aspirations esthétiques. Ils deviendront vite les espoirs du jazz hexagonal et restent aujourd’hui des références au niveau européen.

Mais Stéphan Oliva n’est pas un musicien de clan ni de caste: il suit une voie singulière, marquée par ses fidélités, ses émois et ses rencontres. Evans, Tristano, Windsor McCay, Paul Auster, Brahms, Berg, Bernard Hermann, Giacinto Scelsi, G.W. Pabst… constituent pour lui un panthéon vivace, source d’inspiration plutôt qu’objet de dévotion compassée.

Quant à son jeu de piano subtil et raffiné, il trouve avec tous ses partenaires le contrepoint poétique qui le complète et qu’il accompagne avec l’évidence d’un enchantement renouvelé. »

Thierry Quénum

 

 

 

Cinéma invisible a fait l’objet d’un enregistrement sur CD.

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