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Hommage à Didier Lockwood

Une place à part dans le paysage jazz

Didier Lockwood avait intégré l’orchestre lyrique du théâtre municipal de Calais à 13 ans et obtenu à 16 ans  les premiers prix du conservatoire de sa ville natale et de musique contemporaine de la Sacem. Plutôt que de rester dans cette école, Il décide de se tourner vers la scène et l’improvisation.

Il a été révélé par la scène jazz des années 1970 avec les groupes Magma et Zao avant de se lancer dans ses propres formations dont la plus connue reste DLG (Didier Lockwood group). C’était sa capacité à changer de registre et à pouvoir jouer différents styles qui ont fait de lui un violoniste si célèbre et particulier. Remarqué à ses débuts par Stéphane Grapelli, le musicien a ensuite collaboré avec de très nombreux artistes, comme Miles Davis, Herbie Hancock ou Claude Nougaro, Barbara et Jacques Higelin.

Durant sa carrière il se fit un nom à travers ces nombreuses rencontres et projets dans divers styles : jazz-fusion électrique, jazz acoustique, jazz manouche, jazz et musique classique avec le spectacle « Le jazz et la diva » accompagnant la cantatrice Caroline Casadesus, qui fut son épouse.

Il a reçu une Victoire de la musique en 1985. En mars 2000, il publie un nouvel album, Tribute to Stéphane Grappelli, qui reçoit dès sa sortie de nombreuses distinctions : Diapason d’Or, Choc Jazzman, Sélection FIP.

En 2013 et 2014, il réunit ses plus emblématiques compagnons de route pour célébrer ses quarante années de carrière, au fil desquelles les distinctions n’ont pas manqué, le Django d’or, le Prix de la Sacem et de l’Académie du Jazz, le Prix Django Reinhardt, ou encore son élection au rang de Chevalier de la Légion d’honneur et d’Officier du Mérite National et des Arts et Lettres.

Un artiste engagé pour l’éducation musicale

Didier Lockwood était aussi très impliqué dans l’éducation musicale : auteur d’une méthode d’apprentissage du violon jazz, il a créé en 2001 une école d’enseignement de l’improvisation, le Centre des musiques Didier Lockwood à Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne), dont il fut adjoint à la culture.

Il a également remis en 2016 un rapport au gouvernement sur l’apprentissage de la musique. Il s’y inquiète d’une enfance « formatée » par la technologie moderne et en « panne de sens » et prône une éducation par plus d’oralité et moins de solfège.

Discographie disponible à la médiathèque et visible en cliquant

ici.

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