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Tchernobyl, à travers le filtre de la fiction

©7nsTrente ans après Tchernobyl, de l’engagement politique au fantasme post-apocalyptique en passant par le témoignage historique, la catastrophe nucléaire effraie et interroge toujours autant. Entre fiction et réalité, nombreux sont les écrivains qui demeurent fascinés par cet ennemi invisible qu’est la radioactivité.

La Supplication – Tchernobyl, chronique du monde après l’apocalypse, de Svetlana Aleksievitch, la toute nouvelle prix Nobel de littérature 2015. Paru une première fois en 1998, il demeure assurément le récit le plus frontal. Il est simplement impossible d’oublier le choc produit par cet immense chœur des survivants retrouvés par Aleksievitch. Des témoignages pris au vif, des paroles paraissant presque calmes mais qui toutes donnent instantanément la chair de poule.

Plus distant, Atomka de Franck Thilliez se rapporte également à la tragédie de Tchernobyl avec en ligne de mire la folie de certains hommes. Scientifiquement très documenté, ce polar nous plonge dans ce que le nucléaire et la radioactivité peuvent faire de pire.

Autre auteur qui questionne ce brûlant sujet d’actualité par la voix du romanesque, Darragh McKeon avec son 1er roman Tout ce qui est solide se dissout dans l’air. D’une tonalité mélancolique et tragique, magnifié par une structure narrative originale et très inventive, l’auteur relate le destin de 4 personnages de différents horizons bouleversé à jamais par la catastrophe de Tchernobyl et la chute de l’empire soviétique

Enfin avec une certaine virtuosité distante, L’envers de l’espoir de Mechtild Borrmann est un audacieux polar qui se déroule de nos jours dans la zone maudite de contamination. Valentina, le personnage principal, attend désespérément le retour de sa fille dont elle n’a plus de nouvelles depuis des mois. Elle semble avoir disparu, comme beaucoup d’autres étudiantes parties pour l’Allemagne avec une bourse. Pour combler le vide et garder l’espoir de la retrouver, la vieille femme consigne dans un cahier, à la lumière de la bougie et dans le froid glacé de l’hiver, l’histoire de sa vie, avant et après la catastrophe.

La MLIS  propose samedi 28 janvier 2017 à 16 h une lecture des textes de la dissidente Svetlana Alexievitch, prix Nobel de littérature 2015, lus par les élèves de l’ENM et en résonance avec la pièce « Les enivrés » d’Ivan Viripaev à l’affiche du Théâtre de l’Iris.

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