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Sélection pour la fête de la musique

Le 21 juin 2016, la France fêtera la musique pour la 35ème fois sur l’ensemble de son territoire. Pour cet anniversaire, le ministère de la Culture et de la Communication a choisi la thématique qui rappFDLM-Affiche-2016elle que « la musique est plus forte que… »

Les médiathèques de Villeurbanne vous le confirment : « la musique est plus forte que… » tout ce qui pourrait la diviser. Plus vaste que les genres dans laquelle les discothécaires doivent forcément la ranger, plus grande que les frontières et les cultures, plus forte que le temps et les technologies qui la feront toujours circuler de mains en téléphones.

Attachée aux traditions tout en se précipitant dans les innovations, la musique revit de ses propres influences à chaque instant. Voici une sélection de disques témoins de la richesse des métissages musicaux en tout genre.

 

 

21 nocturnes, J.S. Bach, Maria Joao Pirres, Deutsche Gramopon, 1995 : l’oeuvre de Chopin n’a jamais cessé d’être jouée, reprise, ré-interprétée. L’interprétation de la célèbre pièce des Nocturnes par Maria Joao Pirres, pianiste portée par le théâtre, est communément admise comme l’une des plus maitrisées et des plus sensibles.

Credo in US… more works for percussion, John Cage, Quatuor Helios, Wergo, 2001 : de théâtre il est aussi question dans ce disque puisque les Imaginary landscape, première pièce électroacoustique usant d’extraits enregistrés et radiophoniques, ont été composés en 1938 alors que John Cage était accompagnateur musical de la classe de danse moderne de Bonnie Bird.

Soundwave, Grandpianoramax, Mental Groove Record, 2015 : amoureux de claviers vintage et toujours à la recherche de nouveaux sons, le trio sort un album groovy, qui fusionne post-jazz, hip-hop et rock.

Sounds of Yesteryear, Charles X, Alter K. Paris, 2016 : un album qui brise la glace entre le son chaud de la soul et la lame froide du hip-hop, erre sur un terrain pleins de reliefs et de sons inattendus.

Ya Balad, Bachar Mar Khalifé, InFiné, 2015 : le poète et pianiste sort un troisième album sous l’influence de son Liban natal et de sa famille (père, mère et frère apparaissent sur le disque) et qui s’enracine dans la pop et l’électro.

Minorès Manes: rebétika songs of Smyrna, Maria Simoglou Ensemble, Buda, 2015 : Histoires de marins, de taulards et d’exils sans retours hantent le rébètiko, musique protéiforme apparue au début du siècle dernier dans les cafés des ports de Grèce et de Turquie. A ce répertoire fascinant, Maria Simoglou, chanteuse grecque établie à Marseille a emprunté treize titres qu’elle chérit particulièrement.

Akh Issudar, Terakaft, Tapsit, 2008 : fondé par des membres de l’ancien groupe rock du désert du Sahel Tinariwen, Terakaft réactualise le blues touareg avec des riffs sauvages et des percussions lourdes et lancinantes.

Awo, Ukandanz, Buda, 2015 : on n’oublie pas la scène locale avec ce nouvel album du combo lyonnais. Leur musique s’inspire de chansons traditionnelles et populaires éthiopiennes chantées par Asnake Guebreyes et animée par un énergique quartet électrique et très rock.

Apiafo, Vaudou Game, Hot Casa Records, 2014 : du funk africain vintage agrémenté de chant vaudou. Le Togolais Peter Solo et ses acolytes lyonnais ont sorti un album électrique et envoutant qui a fait l’unanimité des critiques culturels.

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